Aurora borealis ribbon dancing over Iceland
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Danemark × Islande — la capitale du hygge et l’île qui fabrique la Terre

PHOTO: TRAVELERS ROUTE

Copenhague et Reykjavík sont toutes deux à un vol direct de Paris, et à trois heures l’une de l’autre. Comment répartir huit jours entre le raffinement urbain et la nature brute.

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Reportage sur placeitinéraire Copenhague ⇄ Islande réellement parcouru en octobre 2025

Tarifs et règles vérifiés lejuillet 2026

Depuis Paris, Copenhague et Reykjavík sont l’une comme l’autre à un vol direct. Rien n’oblige donc à les combiner — et c’est précisément ce qui rend la combinaison intéressante : on ne les relie pas par contrainte, mais pour le contraste. Trois heures de vol séparent la capitale la plus policée d’Europe du Nord d’une île qui est encore en train de se fabriquer. Voici comment construire ce voyage, segment par segment.

D’abord la conclusion — deux pays, deux vols directs

SegmentNuitsTransport
Paris → Copenhague2vol direct, environ 2 h
Copenhague → Reykjavík5vol d’environ 3 h (Icelandair / SAS)
Reykjavík → Parisvol direct, environ 3 h 30

Ces deux pays, c’est « la capitale du hygge » et « l’île où l’on éprouve la planète » : une culture urbaine raffinée d’un côté, volcans, glaciers et aurores boréales de l’autre. Un mot sur la logistique, parce qu’elle est plus simple qu’il n’y paraît : Copenhague est le hub des vols vers l’Islande, mais comme Reykjavík se rejoint aussi directement depuis Paris, la boucle ouverte est la bonne formule — on entre par le Danemark, on repart d’Islande, sans jamais revenir sur ses pas. Inutile, en particulier, de prévoir une nuit tampon à Copenhague au retour : le vol de rentrée est direct.

The colorful waterfront of Nyhavn, Copenhagen
Deux nuits suffisent à parcourir les quais et les canaux de bout en bout — PHOTO: TRAVELERS ROUTE

Étape ① Copenhague — deux nuits qui atteignent le cœur

Copenhague est une ville compacte, et deux nuits suffisent à en atteindre le cœur : les façades colorées de Nyhavn, la rampe en spirale de la Tour Ronde, le Kastellet sous les feuilles d’automne, et, si la saison s’y prête, les Jardins de Tivoli le soir. La conception d’ensemble est dans Copenhague en 2 jours, et la promenade par les tours et les remparts dans Copenhague vue d’en haut. Le niveau de prix est celui du Nord — élevé — mais tout se fait à pied ou à vélo, ce qui allège nettement le budget transport ; la Copenhagen Card devient rentable dès qu’on enchaîne les visites. Les repères pays sont sur la fiche du Danemark.

Icebergs floating in a glacier lagoon, Iceland
Trois heures de vol depuis Copenhague. D’une capitale nordique à un autre monde — PHOTO: TRAVELERS ROUTE

Étape ② Copenhague → Reykjavík — trois heures et un autre monde

De Copenhague à l’aéroport international de Keflavík, comptez environ trois heures avec Icelandair ou SAS. À la seconde où l’on descend de l’avion, le monde bascule du raffinement urbain à une île de lave et de volcans. En Islande, la voiture de location est la règle : Blue Lagoon, Cercle d’Or, plages de sable noir, lagune glaciaire — et, avec de la chance, une aurore. Cinq jours permettent d’enchaîner les grands paysages sans forcer : le programme complet est dans l’Islande en 5 jours, la méthode pour viser une aurore dans le guide des aurores boréales, et les paysages et les règles de sécurité du sud dans le guide de la côte sud. La navette aéroport ⇄ centre de Reykjavík met environ 45 minutes, mais la plupart des programmes prennent la voiture directement à l’aéroport. Les repères pays sont sur la fiche de l’Islande.

Répartition des nuits — le « 2-5 » ménage le corps

Notre répartition : 2 nuits à Copenhague et 5 en Islande, soit sept nuits en tout. Le verdict : cinq nuits en Islande, c’est le minimum pour les grands sites, et deux nuits à Copenhague suffisent amplement à l’aller. Le temps islandais change vite, et l’aurore comme la lagune glaciaire du sud demandent la souplesse de « caler le programme sur les jours de beau » : avec cinq nuits, on garde un ou deux jours de battement pour attendre une éclaircie. Pour raccourcir, ramenez l’Islande à quatre nuits (Cercle d’Or + côte sud). Pour rallonger, l’étape suivante est le tour complet de la route circulaire (+2 à 3 nuits).

Réservations et préparatifs — par ordre d’échéance

  • ① Les vols — Paris → Copenhague, Copenhague → Reykjavík, puis Reykjavík → Paris. À arbitrer : émettre le tout sur un même billet, ou traiter le segment nordique séparément avec Icelandair (le billet unique protège mieux en cas de correspondance manquée).
  • ② La voiture de location — c’est la clé du séjour islandais, et elle part vite en haute saison. En hiver (octobre à mars), quatre roues motrices et pneus hiver sont indispensables.
  • ③ Les devises — les deux pays sont dans l’Union ou l’Espace économique européen, mais aucun des deux n’est dans la zone euro : le Danemark utilise la couronne danoise (DKK), l’Islande la couronne islandaise (ISK). Ce sont donc deux monnaies étrangères distinctes — le paiement par carte, en revanche, est généralisé de part et d’autre.
  • ④ La saison — les aurores se chassent de mi-septembre à début avril ; les couleurs d’automne de Copenhague sont en octobre ; Tivoli ouvre pour Halloween et pour Noël. Fin octobre nous a permis de prendre le meilleur des deux.

À qui ce voyage convient — et à qui il ne convient pas

Il convient à qui vise un paysage marquant pour la vie — aurore, glacier — et veut la ville et la nature dans le même congé. Il ne convient pas à qui fait passer le budget avant tout (le Nord et l’Islande comptent parmi les destinations les plus chères d’Europe), à qui ne dispose que de quelques jours (sept nuits sont un plancher), ni à qui n’aime pas conduire (l’Islande se parcourt en voiture). Mais pour peu qu’on accepte de plier le programme à la météo et qu’on s’équipe contre le froid et la pluie, ce contraste entre le raffiné et le primitif n’a pas d’équivalent.

Steam over a geothermal lagoon, Iceland
Les bains géothermiques fonctionnent à créneau horaire. On décide d’abord ce qui n’ouvre qu’à une saison — PHOTO: TRAVELERS ROUTE

Ce qui se remplit en premier — commencer par ce qui n’ouvre qu’à une saison

Dans ces deux pays, beaucoup de sites voient leur période d’ouverture basculer avec la saison : il arrive donc que le choix du mois soit arrêté avant celui des dates.

  • Les grottes de glace islandaises n’existent que de novembre à mars et se visitent obligatoirement avec un guide (accès individuel interdit ; comptez à partir de 19 900 ISK). À l’inverse, la descente dans la chambre magmatique d’un volcan (Inside the Volcano) n’a lieu que de mai à octobre : ces deux expériences ne tiennent jamais dans le même voyage.
  • Le Blue Lagoon est sur réservation stricte et à prix variable (relevé : environ 12 000 ISK par personne en formule Comfort), et certains créneaux partent plusieurs semaines à l’avance en période chargée. Bloquez-le dès que le programme est arrêté (juillet 2026).
  • Les Jardins de Tivoli ne sont pas ouverts toute l’annéeseulement en saison estivale (avril à septembre), pour Halloween et pour Noël. Si c’est votre motif de visite, c’est lui qui fixe la période du voyage. L’achat en ligne évite la file d’entrée.
  • Le château de Rosenborg fonctionne par créneaux avec une jauge limitée : la réservation sur le site officiel est la seule façon d’en être sûr. Les jardins royaux attenants sont gratuits — de quoi occuper l’attente.

L’ordre, donc : la saison (grotte de glace ou intérieur du volcan) → la période d’ouverture de Tivoli → le créneau du Blue Lagoon → les hébergements. Et la question de savoir si Copenhague mérite deux nuits ou une se décide en grande partie sur ce même calendrier.

À lire ensuite — le détail de chaque pays

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