Les États-Unis sont trop vastes pour qu’un « top 10 des sites » y ait vraiment un sens, mais en s’en tenant à Hawaï et à la côte ouest, le volcan, la mer, la ville en pente et la Silicon Valley tiennent sur deux lignes. Les deux zones ont la même structure : deux bases reliées par un seul trajet — Honolulu-Kona en 50 minutes de vol intérieur, San Francisco-Santa Cruz en 1 h 30 par la CA-17, à travers la montagne.
Cet article traite des 10 sites de ces deux zones, répartis en 5 à Hawaï et 5 sur la côte ouest (New York et le Grand Canyon n’y figurent pas). ⚠ L’ESTA coûte 40,27 $ (tarif révisé en janvier 2026, valable deux ans), et la demande ne se fait que sur le site officiel esta.cbp.dhs.gov — méfiez-vous des intermédiaires qui ajoutent leurs propres frais. Tarifs et dispositifs relevés en juillet 2026.
D’abord la géographie — deux zones, deux bases chacune
À Hawaï, le nombre d’or est « quatre jours à Oahu plus quatre à Big Island ». ⚠ Big Island est vaste — un peu plus grande que la Corse — et les sites y sont très éloignés les uns des autres : la règle de base est donc de placer Kona (à l’ouest) et le parc national des volcans (au sud-est) sur des journées différentes, même s’ils sont sur la même île. La côte ouest se compose en « trois jours en ville plus trois au bord de l’eau ».
⚠ Une précision qui change la façon de monter le voyage : depuis la France, Hawaï demande une escale, alors que San Francisco est desservie en direct depuis Paris en 11 h 30 environ. Autrement dit, les deux zones de cet article ne sont pas deux voyages étrangers l’un à l’autre — les enchaîner dans un même billet est souvent la façon la plus économe d’atteindre les îles.
5 sites à Hawaï — l’île des plages, et l’île du volcan
⚠ Ajouter Big Island comme deuxième île est la principale recommandation de cet article. Honolulu-Kona prend environ 50 minutes de vol intérieur, avec de nombreuses fréquences, et le coût du transfert est étonnamment faible — de sorte qu’à « l’île des plages et du shopping » s’ajoute « la planète vivante ».
Le petit-déjeuner de Waikiki — ce qui remet le corps d’aplomb
Ce qui fait le plus d’effet sur un corps décalé, c’est la culture du petit-déjeuner de Waikiki. L’açaí bowl couvert de fruits et de miel, la malasada de Leonard’s Bakery, ouverte en 1952 (le beignet qu’ont apporté les migrants portugais), le loco moco, les crevettes à l’ail — la cuisine hawaïenne est une évolution propre, née du croisement entre la culture du plate lunch et l’histoire des migrations, et la seule dégustation occupe une demi-journée sans qu’on la voie passer. Y consacrer la matinée du premier jour remet l’horloge interne à l’heure sans forcer.
Le tour d’Oahu en voiture — la North Shore et la mer de Kailua
Le deuxième jour à Oahu se fait en voiture, autour de l’île. Les crevettes à l’ail de la North Shore, et sur la côte est, à Kailua, une blancheur de sable et un dégradé de mer qui restent hors catégorie même sous les nuages. ⚠ Gardez au moins 3 mètres (10 pieds) de distance avec les tortues — les toucher ou les nourrir est illégal (juillet 2026).
Le snorkeling nocturne avec les raies manta — nulle part ailleurs qu’au large de Kona
Cinquante minutes de vol intérieur depuis Honolulu, et l’expérience est possible le soir même de l’arrivée à Kona, sur Big Island. On flotte dans une mer d’après le coucher du soleil ; quand le plancton se rassemble dans le faisceau des lampes immergées, des raies manta de trois à quatre mètres d’envergure passent à quelques centimètres du visage, gueule ouverte, en enchaînant les saltos — avec un taux de rencontre (dit supérieur à 90 %) que l’on ne trouve nulle part ailleurs qu’au large de Kona. Comptez 120 à 150 $, et ⚠ les dates prisées partent en premier. Comme on peut la caler le soir de l’arrivée, le rendement du programme est excellent.

Le parc national des volcans d’Hawaï — voir une planète vivante
Le sommet de Big Island, c’est le parc national des volcans d’Hawaï, inscrit au patrimoine mondial (entrée 30 $ par véhicule, valable sept jours). De partout, la vapeur monte d’une terre de lave noire. ⚠ Le Kilauea connaît depuis décembre 2024 des épisodes éruptifs intermittents au cratère Halema’uma’u, et pendant les phases d’activité, le rougeoiement du cratère est parfois visible la nuit. ⚠ L’état de l’activité change d’un jour à l’autre : consultez le bulletin officiel du parc juste avant votre visite.

Kona et la terre de lave — une mer de roche noire à perte de vue
Le versant ouest de Big Island est « une autre planète » : on roule, on roule, et le champ de lave noire continue. De part et d’autre de la route, une mer de roche noire jusqu’à l’horizon, et une côte tournée vers l’ouest qui offre un coucher de soleil tous les soirs. C’est aussi la région du café Kona, et c’est là que l’on comprend que « l’île du volcan » et « l’île du café » sont le même endroit (Hawaï, deux îles en 8 jours).
5 sites sur la côte ouest — de la ville en pente à l’océan, par la montagne
La composition est « trois jours en ville plus trois au bord de l’eau ». San Francisco en première moitié, puis Santa Cruz en voiture de location — 1 h 30 de montagne par la CA-17 jusqu’à une ville de surf où attendent une côte de falaises et une fête foraine rétro.
Lombard Street et le cable car — quand le déplacement devient la visite
Lombard Street, « la rue la plus sinueuse du monde », est cette curiosité où une chaussée pavée de brique descend une pente à 27 % en dessinant huit épingles. Au bout de la pente apparaissent la Coit Tower et la baie. Le déplacement devient lui-même une visite avec le cable car, en service depuis 1873 — le trajet coûte 9 $ quelle que soit la distance, et ⚠ si vous comptez descendre et remonter, le Visitor Passport (15 $ la journée, application MuniMobile) est nettement plus avantageux.
Alcatraz et Fisherman’s Wharf — à réserver dès que les dates sont posées
C’est l’île d’Alcatraz qui flotte au bout de la pente. ⚠ Le type de visite à bloquer à l’instant même où les dates sont arrêtées. À Fisherman’s Wharf, d’où partent les bateaux, prenez la clam chowder en bread bowl de la Boudin Bakery, fondée en 1849. Le temps qui précède et suit la traversée devient directement du temps de table : rien ne se perd dans le trajet.
Apple Park Visitor Center — un seul lieu de visite désormais
En descendant vers Santa Cruz, si votre route passe par Cupertino, le pèlerinage dans la Silicon Valley vaut le détour. ⚠ La boutique de l’ancien siège d’Apple, Infinite Loop, a fermé en janvier 2024, et la visite se concentre désormais sur l’Apple Park Visitor Center, voisin du nouveau siège en forme de vaisseau spatial (accès gratuit, boutique, café et terrasse sur le toit). Un détour gratuit qui s’insère dans une journée de route : la bonne mesure.
Le Beach Boardwalk de Santa Cruz — la plus ancienne fête foraine de Californie
Une fois les monts de Santa Cruz franchis par la CA-17, l’air change — cyprès de Monterey, falaises de grès, mer turquoise. Le visage de la ville, c’est le « Beach Boardwalk », ouvert en 1907, la plus ancienne fête foraine de Californie, avec l’entrée gratuite et les attractions à 3 à 5 $ pièce. ⚠ Hors saison, l’ouverture est limitée aux week-ends : selon la période, elle peut être fermée. Pour bouger, le kayak au départ du port — ce point de vue au ras de l’eau n’a rien à voir avec celui d’un bateau de promenade.

Capitola — dix minutes de voiture, et des couleurs pastel
À dix minutes de voiture de Santa Cruz. Des cottages aux couleurs pastel alignés le long de la lagune où la rivière se jette dans la mer : l’une des plus anciennes stations balnéaires de la côte ouest. Juste à côté de l’animation de la fête foraine, une ville aux couleurs calmes — c’est cet écart qui justifie de poser quelques jours à Santa Cruz (San Francisco et Santa Cruz en une semaine).
Selon la durée — jusqu’où va-t-on dans ces 10 sites
- 4 jours — Oahu seule : la culture du petit-déjeuner de Waikiki et le tour de l’île en voiture. La formule qui se boucle sur la plage et le shopping.
- 8 jours — les deux îles d’Hawaï : quatre jours à Oahu plus quatre à Big Island, le nombre d’or. L’ordre efficace est les raies manta le soir de l’arrivée à Kona, puis le parc des volcans les jours suivants (Hawaï, deux îles en 8 jours).
- Une semaine — la côte ouest : trois jours en ville, trois au bord de l’eau. Le cable car et Alcatraz en première moitié, puis la descente en voiture de location. L’Apple Park se glisse dans la journée de route.
Trois choses à trancher avant de partir
- Faire son ESTA sur le site officiel — 40,27 $ (tarif révisé en janvier 2026, valable deux ans). ⚠ La demande ne se fait que sur esta.cbp.dhs.gov, et méfiez-vous des intermédiaires qui ajoutent leurs propres frais.
- Réserver d’abord ce qui se remplit en premier — le snorkeling nocturne avec les raies manta (120 à 150 $) part par les dates les plus demandées. Alcatraz aussi, dès l’instant où les dates sont arrêtées. Séparer « ce qui s’achètera plus tard » de « ce qui s’achète maintenant » suffit à figer un programme.
- Le pourboire et les paiements — 15 à 20 % est la norme au restaurant, et de l’ordre de 10 à 15 % pour le guide d’une excursion : contrairement à la France, le service n’est pas compris et le pourboire fait partie du prix réel. En ville, comptez 9 $ le trajet en cable car et 15 $ la journée avec le Visitor Passport Muni (MuniMobile). ⚠ Le soir, choisissez vos quartiers pour vos déplacements.
Les tarifs et les dispositifs changent. Le montant de l’ESTA et l’état d’activité du Kilauea bougent en particulier : vérifiez-les sur les canaux officiels avant de partir. Hawaï se visite toute l’année, avec la saison des baleines à bosse de décembre à avril. La construction d’ensemble du voyage est réunie dans le guide États-Unis.




