28 Tram 28 running through Alfama, Lisbon
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Le tram 28 de Lisbonne — le prendre tôt, et sur un court trajet

PHOTO: TRAVELERS ROUTE

Le parcours, les tarifs après la révision de 2026, et surtout comment éviter la foule et les pickpockets sur la ligne la plus visée de la ville.

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17 min de lecture

La caisse jaune qui grince en montant les fortes pentes et les ruelles étroites de Lisbonne — le tram 28 (Carris 28E) — est un belvédère mobile depuis lequel on visite la ville elle-même. D’un seul trait, il relie le dédale médiéval de l’Alfama, la colline de Graça, le damier de la Baixa et le quartier d’Estrela. Mais c’est aussi, dit-on, le tramway le plus fréquenté par les pickpockets au monde, et l’affluence y est réelle. Cet article passe en revue le parcours et ce qu’on y voit, la manière de le prendre en évitant la foule et les vols, les titres de transport, la durée et les lignes de repli.

L’essentiel en un tableau

PointDétail
ParcoursDe Martim Moniz à Campo de Ourique, en traversant l’Alfama, Graça, la Baixa et le Chiado, puis Estrela.
TarifsTitre à l’unité acheté à bord : 3,30 € ; en « zapping » : 1,72 € le trajet ; titre 1 heure Carris/Metro : 1,90 € ; titre 24 heures : 7,25 €.
Durée40 à 60 minutes sur la totalité du parcours (variable selon la circulation). Service du premier tram, vers 5 h, au dernier, vers 23 h ; un passage toutes les 10 à 15 minutes en journée.
RéservationAucune. La carte Navegante (0,50 € à l’émission) ne se recharge pas à bord : prenez de l’avance aux distributeurs des stations de métro.
Quand y allerTôt le matin (du premier tram à 9 h) ou en fin de journée. Monter au terminus permet de s’asseoir. Ligne à forte présence de pickpockets : sac devant soi, et jamais de portefeuille dans une poche arrière.

Informations relevées en juillet 2026. Pour ce qui bouge, vérifiez sur les sites officiels.

Le parcours du 28 et ce qu’on y voit

Tram 28 vintage car front, Lisbon
Le tram 28 dans les pentes de l’Alfama — PHOTO: TRAVELERS ROUTE (mai 2024)

Le 28 relie Martim Moniz à Campo de Ourique en traversant le cœur touristique de la ville. Voir les vieilles voitures en bois — les Remodelado — s’engager dans des ruelles où deux personnes ne se croisent pas, et grimper des pentes pareilles, est une expérience en soi.

  • L’Alfama — le dédale médiéval sous le château Saint-Georges, berceau du fado.
  • Graça — la vue depuis les belvédères, en haut de la colline.
  • La Baixa et le Chiado — le quartier commerçant en damier.
  • Estrela — la basilique et son jardin.

Éviter la foule et les pickpockets

Tram and traffic on a narrow street, Lisbon
Là où la chaussée est partagée avec les voitures et les scooters, on avance au pas — PHOTO: TRAVELERS ROUTE (mai 2024)

Comme les visiteurs s’y concentrent, il arrive souvent en journée qu’on ne puisse pas monter, ou pas s’asseoir — et les vols à la tire y sont fréquents. Quelques précautions changent radicalement le confort et la sécurité.

  • Montez tôt le matin (du premier tram à 9 h) ou en fin de journée — vous évitez le pic de la journée.
  • Prenez-le au terminus, à Martim Moniz (ou à Campo de Ourique) — aux arrêts intermédiaires, on reste debout, voire on ne monte pas. Au départ, on s’assied.
  • Sac devant soi, téléphone tenu fermement — c’est dans la cohue des montées et des descentes que l’on est visé. Jamais de portefeuille dans une poche arrière.
  • Ne faites pas la ligne entière — le tronçon utile (Graça, Alfama, Baixa) suffit largement ; le reste se marche.

Titres et tarifs (juillet 2026)

La grille a été révisée en janvier 2026. Voici les tarifs officiels Carris en vigueur (juillet 2026).

  • Titre à l’unité acheté à bord : 3,30 €, en espèces et nettement plus cher. Chargé sur une carte Navegante (ex-Viva Viagem, 0,50 € à l’émission), le « zapping » ramène le trajet à 1,72 €, soit près de moitié moins.
  • Titre 1 heure Carris/Metro : 1,90 € (chargé sur la carte ; valable 60 minutes sur les trams, les bus et le métro).
  • Titre 24 heures Carris/Metro : 7,25 €. Trams, métro, bus et funiculaires en illimité : rentable dès quatre trajets dans la journée — un argument sérieux dans une ville aussi pentue.
  • La recharge est impossible à bord : faites-la d’avance aux distributeurs des stations de métro.

La ligne entière, de Martim Moniz à Campo de Ourique, prend 40 à 60 minutes, avec de fortes variations dues aux voitures garées sur les rails et aux embouteillages. Le service va en semaine du premier tram, vers 5 h, au dernier, vers 23 h, avec un passage toutes les 10 à 15 minutes en journée (fréquence réduite les week-ends et jours fériés ; horaires à jour sur le site de Carris).

Lignes de repli et autres façons d’en profiter

  • Le tram 12 — une boucle autour de l’Alfama, parfois moins chargée que le 28.
  • Le tram 24 — ligne remise en service, vers le Príncipe Real.
  • Les trams touristiques (Hills Tramcar et autres) — si vous préférez payer pour éviter la cohue.
  • La marche en complément — Graça et l’Alfama se méritent à pied. Utilisez le tram pour les montées et faites les descentes et les parties plates à pied : la foule s’évite d’elle-même.

GetYourGuide

Visites de Lisbonne en tram et à pied

Circuits urbains incluant le tramway, ou marches guidées dans l’Alfama : des formules pour visiter avec un guide en évitant la cohue.

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Où placer le 28 dans le programme — en faire un but, pas un moyen

Le tram 28 est à la fois un moyen de transport et un site touristique. Dès qu’on le prend « pour aller quelque part », on subit la foule et l’imprévisibilité des horaires. La bonne méthode consiste à inscrire le trajet lui-même comme une activité.

  • Le petit matin est la seule stratégie gagnante : en journée, la voiture est pleine et devient un terrain de chasse. Près du premier départ, on s’assied et l’on peut photographier par la fenêtre.
  • Groupez-le avec les sites de la colline : le château Saint-Georges et les ruelles de l’Alfama sont sur son tracé, et la Baixa reste accessible à pied. Monter en tram et redescendre à pied permet de venir à bout des pentes sans attendre.
  • Ne le mettez pas le même jour que Belém : le quartier est à 6 km à l’ouest du centre, soit 25 minutes de tram 15E, dans la direction opposée. Tout caser dans la même matinée épuise en trajets.
  • Une solution de repli : l’ascenseur de Santa Justa monte la même dénivelée et sert d’issue de secours les jours où l’on n’arrive pas à monter dans le 28.
  • La protection contre le vol se décide avant de monter : le geste classique consiste à ouvrir un sac dans la cohue. Mettez les objets de valeur devant vous et passez le sac à dos sur le ventre avant de monter — manipuler ses affaires à bord est précisément ce qui attire l’attention.
  • L’emplacement de l’hôtel change tout : logé sur le tracé, on attrape facilement un tram vide au petit matin ; logé au bord du fleuve, il faut d’abord monter la colline. Si le 28 compte pour vous, cela se joue au moment de choisir le quartier.
  • Décidez d’avance où descendre : plutôt que d’aller au terminus, descendez en haut de la colline et redescendez à pied — on passe beaucoup moins de temps debout dans la foule.
  • Évitez-le les jours où vous êtes chargé : la voiture se remplit de gens debout et monter avec une valise n’est pas réaliste. Réservez-le à une journée légère, pas au jour d’arrivée ni à un jour de transfert.

Le déroulé d’une journée est dans notre itinéraire de trois jours à Lisbonne.

En définitive, le 28 se savoure « tôt, et sur un court trajet ». Si le but est de se laisser bercer jusqu’au terminus, c’est autre chose ; mais pour l’intégrer à une visite, éviter le pic de fréquentation, descendre en haut de la colline et redescendre à pied fait tenir ensemble le paysage, la marche et les jambes. À Lisbonne, la difficulté d’une journée dépend surtout de la façon dont on alterne ce qu’on monte en transport et ce qu’on descend à pied.

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